Depuis le 1er mars, le Liban est de nouveau touché par une série de frappes israéliennes, notamment dans les régions de Nabatiyeh, Beyrouth et de la Bekaa. Le bilan (actualisé au 13/03) fait état de 687 tués et 1774 blessés, tandis que les bombardements ont provoqué d’importants dégâts matériels.
Les attaques ont également entraîné des déplacements massifs de population. A l’heure actuelle (chiffres actualisés le 13/03), plus de 822 600 personnes ont déjà été contraintes de fuir leur domicile, un chiffre qui reste probablement sous-évalué alors que la situation continue d’évoluer.
De nombreuses familles ont trouvé refuge dans des abris de fortune. Parmi les personnes déplacées se trouvent des femmes, des enfants, des personnes âgées, mais aussi des patients atteints de maladies chroniques comme le diabète, l’hypertension ou l’asthme à risque de devoir interrompre leur traitement.
Moins de 18 mois après les dernières attaques ayant touché le pays, le Liban se retrouve une nouvelle fois confronté aux conséquences de l’escalade des tensions au Moyen-Orient, dans un contexte déjà marqué par une forte fragilité économique et sanitaire.
Mehad prépare une mission d’évaluation d’urgence
Face à la dégradation rapide de la situation, Mehad lance une mission d’urgence au Liban.
Cette mission vise dans un premier temps à évaluer les besoins les plus urgents dans plusieurs zones affectées, notamment Beyrouth, la Bekaa, Saïda et Nabatiyeh, si les conditions de sécurité permettent l’accès à ces régions.
Les équipes de Mehad prévoient également de rencontrer des partenaires potentiels et des acteurs de santé locaux afin d’identifier les priorités et de coordonner une réponse médicale adaptée aux populations déplacées.
Objectif : déployer des cliniques mobiles, afin de faciliter l’accès aux soins pour les personnes ayant fui les combats, en particulier celles souffrant de maladies chroniques dont les traitements risquent d’être interrompus.
Si la situation sécuritaire évolue et que des retours de population sont possibles dans le sud du pays, Mehad pourrait également soutenir la clinique de Deir Mimas, que l’organisation avait déjà accompagnée par le passé.
Dans un contexte où les besoins humanitaires risquent de s’accroître rapidement, cette mission d’évaluation doit permettre d’orienter au plus vite une réponse médicale adaptée aux populations affectées par les violences.

