Quatre ans de guerre en Ukraine: Mehad poursuit son engagement auprès des blessés

24 février 2026

Ce 24 février, alors que la guerre en Ukraine entre dans sa cinquième année, Mehad poursuit son engagement auprès des victimes du conflit. Dans ses centres de réhabilitation à Vinnytsia, l’ONG accompagne les blessés de guerre avec une prise en charge globale : rééducation physique, soutien psychologique et accompagnement social.

Mehad mobilise son expertise de la médecine de guerre en Ukraine

Présente depuis le début du conflit, Mehad s’appuie sur son expérience de la médecine de guerre acquise en Syrie depuis plus de 12 ans pour répondre aux besoins en Ukraine. Dès 2022, l’ONG a lancé des programmes de formation à destination des professionnels de santé locaux, notamment en premiers secours avancés, gestion de la douleur, échographie d’urgence et protection contre les armes chimiques.

En trois ans, plus de 5 200 professionnels de santé ont été formés à travers le pays.

Réhabilitation des blessés de guerre : une prise en charge complète à Vinnytsia

Aujourd’hui, Mehad concentre son action sur la réhabilitation des victimes de guerre. Dans ses deux centres de réhabilitation à Vinnytsia, les patients bénéficient d’un accompagnement global pour retrouver en autonomie et mieux vivre avec les séquelles du conflit. Pour découvrir l’un de ces centres, vous pouvez également visionner notre visite guidée en vidéo.

La prise en charge comprend :

– la rééducation physique et la physiothérapie,
– le soutien psychologique,
– l’accompagnement social,
– l’orientation vers les prothèses et dispositifs d’assistance.

Les équipes utilisent également des approches innovantes, comme la thérapie du miroir, notamment pour soulager le syndrome du membre fantôme chez les patients amputés.

Guerre en Ukraine : des besoins de santé immenses, notamment en physiothérapie

Le système de santé ukrainien reste mobilisé, mais il fait face à des difficultés majeures pour la prise en charge des blessés de guerre. Le manque de physiothérapeutes est particulièrement critique : l’Ukraine compte 0,68 physiothérapeute pour 10 000 habitants, contre 24 pour 10 000 en Allemagne.

Dans ce contexte, le renforcement des capacités locales et la formation des soignants restent essentiels.

Des parcours de rééducation marqués par la guerre

À Vinnytsia, les équipes de Mehad accompagnent des patients aux parcours particulièrement lourds.

tetyana

Tetyana, originaire d’Izioum dans la région de Kharkiv. En allant chercher du bois, elle a sauté sur une mine posée près de chez elle. Elle a perdu sa jambe droite. Soignée dans notre centre de réhabilitation des blessés de guerre à Vinnytsia, elle a reçu une prothèse et entamé un parcours de réadaptation avec les kinésithérapeutes de Mehad. Après un AVC survenu récemment, elle est aujourd’hui de retour au centre pour une nouvelle phase de rééducation.


 « Quand je suis arrivé ici, je ne pouvais pas bouger mon bras ni soulever d’objets normalement » raconte Oleksandr, l’un des patients pris en charge par les équipes de Mehad, victime d’un tir de missile. « Les thérapeutes ont tout mis en oeuvre pour que mon bras fonctionne à nouveau normalement assez rapidement » , explique-t-il, « cela comprend des massages, des stimulations électriques et diverses activités physiques, comme l’étirement du bras. Larysa, la psychologue, m’a également aidé à me libérer de toutes mes pensées négatives, et la travailleuse sociale est venue immédiatement lorsque j’ai été admis dans le centre de rééducation ». 

oskender

Les chiffres clés de Mehad en Ukraine en 2025

En 2025, les équipes de Mehad ont assuré :

plus de 33 000 séances de physiothérapie,
3 700 séances de soutien psycho-social individuel,
123 sessions de groupe.

Ces chiffres illustrent l’ampleur des besoins de rééducation et de santé mentale en Ukraine, ainsi que la continuité de l’engagement de Mehad sur le terrain.

Santé mentale et formation : les priorités de Mehad

Pour la suite, Mehad souhaite poursuivre et renforcer ses programmes en Ukraine, avec deux priorités :

la santé mentale, pour mieux répondre aux traumatismes psychologiques liés à la guerre ;
la formation en physiothérapie, pour renforcer durablement les compétences locales.

En accompagnant les patients et en soutenant les soignants, Mehad agit dans la durée pour une réponse médicale et humaine adaptée aux conséquences de la guerre.

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