La tranquillité d’esprit, un privilège invisible

19 octobre 2026

La guerre ne laisse pas seulement des blessures physiques. Selon l’OMS, une personne sur cinq vivant dans une zone de conflit souffre d’un trouble de santé mentale, notamment de dépression, d’anxiété ou de stress post-traumatique.

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, Mehad rappelle une réalité essentielle : soigner les conséquences de la guerre, c’est aussi prendre soin de la santé mentale de celles et ceux qui la vivent.

Des blessures invisibles qui perdurent

En Syrie, après plus d’une décennie de conflit, des millions de personnes vivent encore avec les conséquences des violences, des déplacements et des pertes subies. En Ukraine, les blessés de guerre et les vétérans font face à des traumatismes qui bouleversent leur autonomie, leurs relations familiales et leur capacité à se projeter dans l’avenir.

Dans ces contextes, la santé mentale n’est pas un besoin secondaire, mais une composante essentielle du parcours de soins.

En Syrie, rendre le soutien psychosocial accessible

Pour répondre à ces besoins, depuis 2011 Mehad intègre le soutien psychosocial à ses interventions médicales. Ses équipes proposent des consultations individuelles, des séances de soutien en groupe et des activités de sensibilisation à la santé mentale.

L’objectif est d’accompagner les personnes affectées par les traumatismes de la guerre, tout en favorisant l’accès aux soins psychologiques et en contribuant à lever les tabous qui les entourent.

En Ukraine, soigner le corps et l’esprit

Dans ses centres de réhabilitation, Mehad développe une approche pluridisciplinaire associant physiothérapeutes, psychologues et travailleurs sociaux pour accompagner les blessés de guerre.

Après une blessure grave ou une amputation, retrouver son autonomie ne suffit pas : il faut aussi reconstruire sa confiance en soi et retrouver un équilibre psychologique. L’art-thérapie complète cet accompagnement en permettant aux patients d’exprimer autrement leurs émotions et leurs traumatismes.

Mehad développe également des projets destinés aux vétérans ukrainiens, associant soutien psychosocial, activités collectives et réintégration sociale pour faciliter leur retour à la vie civile.

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Un accompagnement essentiel, rendu possible grâce à la solidarité

En 2025, grâce au soutien de ses donateurs et partenaires, Mehad a réalisé 13 721 séances individuelles de soutien psychosocial et accompagné 37 588 personnes.

Mais les besoins restent considérables et de nombreuses personnes n’ont toujours pas accès à un accompagnement adapté.

Pour y répondre durablement, Mehad agit également sur le renforcement des systèmes de santé locaux, notamment à travers la formation des professionnels de santé, afin d’intégrer pleinement la santé mentale aux parcours de soins.

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