Courant juin 2025, notre équipe repart pour une nouvelle mission exploratoire au Yémen. Objectif : réévaluer la situation sanitaire et les besoins humanitaires sur place, près d’un an après l’ouverture de notre mission.
Mais d’ores et déjà, nous savons que la crise humanitaire, qui était déjà considérée comme l’une des pires au monde l’an dernier, s’est encore aggravée ces derniers mois : escalade des tensions, déplacements de population, inondations et famine : le Yémen oublié de tous, a pourtant urgemment besoin de notre soutien.

Selon les dernières données en date, la nourriture manque de façon critique dans 3 foyers yéménites sur 5, et 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté (source : OCHA).
Quant aux conditions sanitaires, elles se dégradent de manière alarmante : alors que le pays est touché par la plus forte incidence de choléra au monde (source WHO), un financement insuffisant a par exemple entraîné la fermeture de 84 % des centres proposant un traitement de la diarrhée et de 62 % des structures offrant des soins de réhydratation orale entre mars et décembre de l’an dernier.

Face à cette situation critique, notre engagement à l’hôpital de Lawdar avec le soutien du Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangère, dans l’une des régions les plus isolées et les plus dangereuses du pays, reste intact. Chaque mois, on y compte ainsi :
- Plus de 6 000 patients reçus en consultation ;
- Plus de 1 200 interventions chirurgicales et plus de 1 000 examens d’imagerie médicale (radiographies, échographies…) ;
- Et 45 enfants souffrant de malnutrition aiguë pris en charge.
Cet hôpital est le seul fonctionnel de toute la région. Des dizaines de milliers de personnes en dépendent. Pourtant, faute de financement, notre soutien à cet hôpital est, lui aussi, en sursis.
Pour permettre le maintien de notre activité à l’hôpital de Lawdar, nous avons besoin de votre soutien. Merci par avance !

