En Syrie, après plus d’une décennie de conflit, l’accès aux soins reste un défi majeur, notamment pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale, dont la survie dépend de séances régulières de dialyse.
Entre la fragilité des infrastructures médicales, le manque de ressources et l’incertitude des financements, assurer la continuité de ces traitements vitaux représente un enjeu majeur, particulièrement dans le nord-est du pays.
Deux unités de dialyse soutenues par Mehad dans le nord-est de la Syrie
Pour répondre à ces besoins, Mehad soutient deux unités de dialyse dans le nord-est de la Syrie, notamment à Abu Hamam et Al-Kasra.
Ces structures permettent aux patients souffrant d’insuffisance rénale de bénéficier de séances régulières d’hémodialyse, indispensables à leur survie.
Chaque année, Mehad assure plus de 6000 séances de dialyse auprès de 140 patients, contribuant ainsi à maintenir l’accès à des soins essentiels dans une région où les structures de santé restent limitées.

Un accompagnement médical au-delà des séances de dialyse
La prise en charge ne se limite pas aux séances d’hémodialyse. Dans les unités soutenues par Mehad, les équipes médicales assurent le suivi des patients, la supervision des traitements et la gestion des urgences.
Pour réduire les risques de complications et de mortalité, Mehad a également mis en place des protocoles de prévention et de contrôle des infections, ainsi qu’un suivi personnalisé des patients.
Cet accompagnement permet notamment de surveiller les complications liées à l’hypertension, au diabète et aux maladies cardiovasculaires, afin d’adapter les traitements aux besoins de chacun.
Des structures essentielles confrontées à des difficultés majeures
Ces dernières années, le manque de financements a déjà entraîné la fermeture de certains centres de dialyse en Syrie, fragilisant davantage l’accès aux soins pour les patients.
Si les centres d’Al-Kasra et d’Abu Hamam poursuivent actuellement leurs activités, leur avenir demeure très incertain à l’horizon 2027, en raison de l’arrêt de certains financements. Sans nouveaux soutiens, la continuité des soins pour les patients qui dépendent de ces structures pourrait être gravement menacée.

Préserver l’accès à des soins indispensables
Aujourd’hui, la priorité est de maintenir en activité les deux centres de dialyse d’Al-Kasra et d’Abu Hamam, dont dépendent des centaines de patients pour poursuivre leur traitement.
Face aux incertitudes financières, Mehad se mobilise pour trouver de nouveaux financements et assurer la continuité de ces soins indispensables.
